Sabri Lamouchi : du Mondial 2002 à son licenciement avec la Tunisie en pleine Coupe du monde 2026

Le football réserve parfois des scénarios improbables. En juin 2026, Sabri Lamouchi est devenu le premier sélectionneur à perdre son poste lors de la Coupe du monde après seulement un match disputé dans la compétition. La lourde défaite de la Tunisie face à la Suède (5-1) a poussé la fédération tunisienne à agir rapidement en nommant Hervé Renard pour tenter de sauver les chances de qualification des Aigles de Carthage.

Mais derrière cette actualité se cache le parcours d’un homme qui a connu une longue carrière au plus haut niveau, aussi bien comme joueur que comme entraîneur.

Un milieu de terrain élégant formé en France

Né à Lyon en 1971, Sabri Lamouchi débute sa carrière professionnelle à Alès avant de se révéler sous les couleurs d’Auxerre. Sous les ordres de Guy Roux, il participe notamment au célèbre doublé Championnat-Coupe de France réalisé par le club bourguignon en 1996.

Ses performances lui ouvrent ensuite les portes de plusieurs grands clubs européens.

Au cours de sa carrière, il porte notamment les couleurs de :

  • Auxerre
  • Monaco
  • Parme
  • Inter Milan
  • Genoa
  • Marseille

Il dispute plus de 450 matchs professionnels et s’impose comme un milieu de terrain reconnu pour sa qualité technique et son intelligence de jeu.

International français et participant au Mondial 2002

Bien que d’origine tunisienne, Sabri Lamouchi choisit de représenter l’équipe de France.

Entre 1996 et 2001, il compte 12 sélections avec les Bleus et participe notamment à l’Euro 1996. Il fait également partie du groupe français lors de la Coupe du monde 2002 organisée en Corée du Sud et au Japon.

Cette aventure mondiale reste l’un des moments les plus marquants de sa carrière de joueur.

Une reconversion rapide sur les bancs

Après sa retraite sportive, Lamouchi se tourne rapidement vers le métier d’entraîneur.

Son premier grand défi arrive en 2012 lorsqu’il prend les commandes de la Côte d’Ivoire. Malgré un effectif impressionnant composé notamment de Didier Drogba et Yaya Touré, l’aventure se termine après la Coupe du monde 2014.

Par la suite, il entraîne plusieurs clubs :

  • El Jaish au Qatar
  • Rennes
  • Nottingham Forest
  • Al-Duhail
  • Cardiff City

Sa réputation d’entraîneur méthodique lui permet de continuer à travailler dans plusieurs championnats réputés.

Une aventure tunisienne qui tourne court

En janvier 2026, la Fédération tunisienne lui confie la mission de qualifier durablement la sélection pour les grandes compétitions internationales.

Son contrat court alors jusqu’en 2028. Pourtant, quelques mois plus tard, tout s’effondre.

La Tunisie enchaîne plusieurs résultats inquiétants avant le Mondial :

  • défaite 1-0 contre l’Autriche ;
  • défaite 5-0 contre la Belgique ;
  • victoire 1-0 contre Haïti ;
  • puis surtout le terrible revers 5-1 face à la Suède lors du premier match de la Coupe du monde 2026.

Après seulement cinq rencontres à la tête de la sélection, Lamouchi est remercié. Il devient ainsi le premier entraîneur licencié du Mondial 2026.

Hervé Renard appelé à la rescousse

Pour tenter de redresser la situation, la Tunisie a choisi une figure bien connue du football africain : Hervé Renard.

Le technicien français possède un parcours impressionnant.

Il reste notamment célèbre pour avoir remporté deux Coupes d’Afrique des Nations avec deux pays différents :

  • la Zambie en 2012 ;
  • la Côte d’Ivoire en 2015.

Fait amusant : lors de son arrivée en Côte d’Ivoire en 2014, Hervé Renard avait déjà remplacé… Sabri Lamouchi. Plus de dix ans plus tard, l’histoire se répète avec la sélection tunisienne.

Renard s’est également illustré avec l’Arabie saoudite en réalisant l’un des plus grands exploits de l’histoire récente de la Coupe du monde : une victoire contre l’Argentine de Lionel Messi lors du Mondial 2022.

Une mission presque impossible

L’arrivée d’Hervé Renard intervient dans un contexte compliqué.

Après la correction reçue contre la Suède, la Tunisie doit encore affronter le Japon puis les Pays-Bas dans le groupe F. Avec une différence de buts fortement négative, la marge d’erreur est désormais extrêmement réduite.

Reste à savoir si le spécialiste français des missions commando pourra une nouvelle fois créer la surprise.

Une chose est certaine : le parcours de Sabri Lamouchi rappelle à quel point le football peut parfois être cruel. Joueur international français, participant à la Coupe du monde 2002, entraîneur passé par plusieurs grands clubs européens, il restera désormais aussi comme le premier sélectionneur licencié lors du Mondial 2026.

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